


Depuis l’été 2009, Exploramer propose le programme de certification « Fourchette bleue, pour une saine gestion des ressources marines » qui encourage les restaurants et les poissonneries à offrir des saveurs méconnues parmi les nombreuses espèces comestibles du Saint-Laurent, dans une perspective de développement durable et de protection de la biodiversité.
En intégrant des nouvelles espèces marines aux menus des restaurants ou aux comptoirs des poissonneries, Fourchette bleue veut 1) amener la population à diversifier leur consommation de produits marins du Québec et ainsi 2) permettre aux pêcheurs de diversifier leurs prises, donc par le fait même, 3) contribuer à réduire la pression de pêche sur les espèces en difficulté.
Bourgots, maquereau, oursin vert, laminaire, crabe commun et mye commune… En tout, 23 espèces sont valorisées par le programme en 2011.
Recherchez le logo Fourchette Bleue dans les restaurants et poissonneries du Québec et « Osez goûter! »
Chaque année, avec les recommandations de chercheurs et de biologistes marins, Exploramer mets en place une liste d’espèces marine répondant à quatre critères :
1- l’espèce doit-être comestible,
2- en quantité suffisante dans le Saint-Laurent,
3- la technique de pêche doit-être respectueuse des fonds marins et,
4- l’espèce doit-être méconnue des marchés de consommations et pouvoir assumer une commercialisation plus importante.
Par la certification Fourchette bleue, les restaurants et poissonneries du Québec s’engagent à vous faire découvrir des espèces marines méconnues mais délicieuses et nutritives.
Recherchez et goûtez les produits marins portant le symbole Fourchette bleue
dans les menus des restaurants et dans les comptoirs des poissonneries. De belles découvertes gourmandes à venir !
| Espèces 2012 | |
| | Baudroie d'Amérique |
| | Bigorneau |
| | Buccin commun ( bourgots) |
| | Calmar du Saint-Laurent |
| | Caplan |
| | Chaboisseau sp. |
| | Crabe araignée |
| | Crabe commun |
| Flétan Atlantique | |
| Flétan du Groenland (turbot) | |
| | Hémitriptère Atlantique |
| Huitre (aquaculture) | |
| | Laminaire |
| | Mactre de Stimpson |
| Maquereau bleu | |
| Moule bleue (aquaculture) | |
| Mye commune (aquaculture) | |
| | Oursin vert |
| | Pétoncle géant (aquaculture) |
| Phoque du Groenland | |
(Plat principal - 4 portions)
4 filets de maquereau, avec la peau (900 g)
80 ml d’huile d’olive première pression
2 gousses d’ail écrasées
5 ml de sauce harissa délayée dans 45 ml d’eau
15 ml de cumin
1 citron coupé en quartiers
Sel de mer et poivre, au goût
(Entrée - 12 portions)
1 litre de bourgots* en saumure, hachés
15 ml d'huile
1 oignon haché
250 ml de poireaux coupés en rondelles
5 ml d'ail haché
1,5 litre de fumet de poisson
125 ml de vin blanc
1 ml de cerfeuil
1 ml d’oseille
3 ml de zeste d'orange
125 ml de la saumure des bourgots
Jus d’un demi citron
Poivre blanc, au goût
4 feuilles de laitue
500 ml lait
125 ml de crème à cuisson 15% ou 35%
Beurre, au goût
Ciboulette
Béchamel
30 ml de beurre
30 ml de farine
325 ml de lait
La béchamel
Les bourgots*
*Le «bourgot» est l’appellation locale du buccin commun.
(Plat principal - 4 portions)
4 filets (ou darnes) de flétan de l'Atlantique de 150 g chacun environ
4 blancs de poireaux émincés
Eau
Sel et poivre, au goût
100 g beurre
2 échalotes émincées
Sel et poivre
250 ml de fumet de poisson
125 ml de crème à cuisson 15%
Huile de truffe (facultatif)
Cette recette peut aussi être réalisée avec du flétan du Groenland (turbot) ou de la baudroie (lotte).
(Plat principal ou entrée - 4 portions)
4 crabes communs*
1 oignon
150 g de champignons
50 g de beurre
40 ml de cognac ou de brandy
1 tomate blanchie, sans peau, coupée en cubes
5 ml de curry
Sel, au goût
25 g de mie de pain
150 g de fromage au choix, pour gratiner
Eau de mer ou gros sel de mer
*autre appellation : crabe tourteau
Cette recette peut aussi être réalisée avec du crabe araignée ou du crabe des neiges.
(Plat principal - 4 portions)
600 g de filet de chaboisseau à épines courtes*, coupé en dés
1 oignon finement haché
100 ml d'huile d'olive
150 ml de tomates en cubes
1 branche de céleri finement hachée
15 ml de câpres
Origan, basilic
Sel et poivre
1 œuf
50 g de farine
4 courgettes coupées en julienne
20 g de beurre
25 ml d'huile d'olive
Pâte à tarte
625 ml de farine
15 ml de zeste d'orange
Sel
50 g de sucre
150 g de beurre ou margarine
1 œuf
Environ 80 ml d'eau
La pâte
Le chaboisseau
*Autres appellations : chaboisseau, crapaud de mer (la baudroie peut aussi être dénommée ainsi dans le langage courant)
Cette recette peut aussi être réalisée avec de la baudroie (lotte) ou du flétan de l’Atlantique.
(Plat principal - 4 portions)
1 queue de baudroie* de 1,5 kg avec os (800g sans os)
30 ml de farine
Sel et poivre, au goût
15 ml d'huile d'olive
12 gousses d'ail non pelées
100 g de lard fumé
2 échalotes
30 ml de vinaigre balsamique
200 ml de fond de veau
100 ml de crème à cuisson 15% (facultatif)
100 g de beurre froid
300 g d'épinards
*Autres appellations : lotte, crapaud de mer (le chaboisseau à épines courtes peut aussi être dénommé ainsi dans le langage courant)
Cette recette peut aussi être réalisée avec du flétan de l’Atlantique ou du chaboisseau à épines courtes.
(Entrée - 4 portions)
12 oursins verts
125 ml de légumes composés à part égale de céleri rave, carottes et poireaux, coupés en petits cubes
1 échalote hachée
5 ml de concentré de tomates
150 ml de fumet de poisson
15 ml de vin blanc
200 ml de crème 15% à cuisson
Jus d'un demi citron
Sel et poivre, au goût
(Entrée - 4 portions)
1 kg de mactres de Stimpson fraîches dans leurs coquilles (ou boîte de 142 gr)
50 ml de vin blanc
50 ml d’huile olive
1 gros oignon coupé en dés
2 gousses d'ail hachées
1,5 litre de fumet de poisson
30 ml de fécule de maïs
2 jaunes d'œuf
Jus d’un demi citron
Coriandre hachée, au goût
Croûtons sautés au beurre
Cette recette peut aussi être réalisée avec des myes communes («clams» dans le langage courant).
Nous sommes présentement en période d'inscription pour l'année 2012.
La liste officielle sera disponible le 1er juin 2012
Nous sommes présentement en période d'inscription pour l'année 2012.
La liste officielle sera disponible le 1er juin 2012
Afin d’assurer le succès du programme de certification Fourchette bleue, il est nécessaire d’afficher une transparence au niveau de la méthodologie scientifique utilisée dans l’élaboration de la liste d’espèces.
D’abord, il est important de bien comprendre ce que signifie l’appellation «Fourchette bleue». Pour qu’une espèce soit considérée Fourchette bleue, elle doit répondre à 4 critères de sélection. Toute espèce ne répondant pas à un ou l’autre de ces critères sera rejetée de la liste.
Les critères de sélection sont les suivant :
1) L’espèce doit être comestible
L’espèce est propre à la consommation par l’homme.
2) en quantité suffisante dans le Saint-Laurent
L’espèce ne doit pas avoir de désignation, quelle qu’elle soit et pour quelque population que ce soit suivant les désignations en vigueur pour le COSEPAC.
Le COSEPAC est le comité d’évaluation des espèces en péril au Canada. Il évalue et désigne chaque année les espèces sauvages susceptibles de disparaitre du Canada. L’espèce doit avoir un statut «non en péril» attribué par le COSEPAC pour remplir ce critère et ce, pour toutes ses populations. En autres termes, une espèce ayant un statut «non en péril» pour la population du sud du Golfe, mais ayant un statut «préoccupante» pour la population de l’estuaire ne pourra se retrouver sur la liste Fourchette bleue.
3) La technique de pêche doit être respectueuse des fonds marins
Les prises doivent être faites avec des engins conformes à la notion d’exploitation durable ou une proportion majoritaire des prises doit être faite avec des engins conformes à la notion d’exploitation durable.
Nous désignons par «engins conformes à la notion d’exploitation durable» les engins qui ne génèrent peu ou pas de perturbation de l’habitat que représentent les fonds marins de sorte que la pêche peut y être effectuée sur plusieurs années sans destruction de l’habitat. Les chaluts et les dragues ne sont pas considérés comme conforme à la notion d’exploitation durable, exception fait du chalut à crevette nordique qui à été modifié de sorte à répondre au critère. En ce qui concerne les espèces étant pêchées à l’aide de différents engins de pêche, elles peuvent être considérées Fourchette Bleue si la majorité des prises est effectuée par des engins conformes à la notion d’exploitation durable.
4) L’espèce doit être méconnue des marchés de consommation
Le niveau de commercialisation est évalué par le MAPAQ. Le niveau de valorisation commerciale est divisé en plusieurs catégories : nul, faible, en croissance, moyen et élevé. Pour qu’une espèce puisse être considérée Fourchette bleue, elle doit détenir un niveau de valorisation commerciale égale ou inférieur à «moyen».
*Il est à noter que les espèces qui font l’objet d’aquaculture peuvent être considérées Fourchette Bleue. Le terme «aquaculture» sera alors indiqué entre parenthèse à la droite du nom commun de l’espèce sur la liste Fourchette bleue. Les critères 2 et 3 ne sont pas applicables dans ces circonstances.
La liste Fourchette Bleue est entièrement revue chaque année selon un processus rigoureux.
Pour établir la liste des espèces Fourchette bleue, les biologistes d’Exploramer déterminent d’abord l’inventaire des espèces comestibles du Saint-Laurent.
Dans un deuxième temps, une cueillette d’informations scientifiques et commerciales est effectuée auprès des chercheurs du ministère Pêches et Océans Canada (MPO) et des spécialistes du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ).
Par la suite, une première sélection est effectuée par un croisement de données mis en place par les biologistes d’Exploramer.
Finalement, la liste est présentée à un comité d’expert socio-scientifique pour une ratification finale.
Pour 2012-2013, le coût de certification sera de 100 $ par entreprise. Ceci permet d’utiliser la marque de commerce Fourchette bleue pour une durée d’un an. Ce prix comprend les outils promotionnels reliés directement à la certification. Une facture de 100$ sera envoyée avec le protocole d’entente et la certification débutera lorsqu'Exploramer recevra le paiement.
Pour les restaurants, un minimum de deux mets différents devra être proposé au menu lors de la période de certification. De plus, ceux-ci doivent être disponibles en tout temps pour une période d’un an.
Pour les poissonneries, un minimum de deux espèces devra être présenté au comptoir pour la période de certification.
1) Activate Javascript to e-mail us pour obtenir le cahier des charges qui vous permettra de connaître tous les détails reliés à la certification.
2) Demander et signer le protocole d'entente